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jeudi 4 août 2016

Bye-bye la Suisse, Hello England!

Bye-bye la Suisse, comme la série "documentaire" que l'on retrouve chaque été sur la Télévision Suisse Romande, mais pas pour très longtemps en ce qui me concerne…
Cela fait maintenant 4 jours que suis arrivée dans cet endroit du Warwickshire (en gros, à mi-chemin entre Londres et Liverpool) où je vais passer deux mois, dans le cadre de ma formation d'agricultrice. J'avais la possibilité de faire un stage à l'étranger et je me suis dit "pourquoi pas?, étant donné mon grand âge c'est sans doute la dernière fois qu'une telle occasion se présente pour moi" ;-)




Deux mois c'est court, contrairement au grand saut que font les protagonistes de Bye-bye la Suisse, en ce qui me concerne le retour est programmé… eh bien malgré tout je dois bien m'avouer que les derniers jours avant le départ, j'étais tout chose à l'idée de quitter mon beau pays et ma famille :-)

Maintenant que j'ai fait connaissance avec le couple qui m'accueille et avec l'endroit où je travaille, je ne regrette pas du tout d'avoir choisi de faire ce stage, heureusement!

Si vous en avez envie, voici quelques photos pour vous donner un aperçu de l'endroit…





La ferme est située à l'écart du village et des voies de circulation. Tout autour, on ne voit que du vert...




Il y a un troupeau constitué de vaches allaitantes accompagnées de leurs veaux.





Il y a également un troupeau de moutons. Tous les matins et tous les soirs, nous allons les compter (tout comme les vaches), pour vérifier qu'ils sont tous là. C'est un peu le jeu du cache-cache, ou alors peut-être "Où est Charlie?", à la différence près qu'il y a 29 Charlie à retrouver, qu'ils s'en vont dès qu'on approche et qu'ils ont la fâcheuse tendance à ressembler aux bosses du terrain ;-)


Bye bye!
See you soon
 pour un nouveau petit coup d'oeil dans ce coin d'Angleterre.

dimanche 15 novembre 2015

Quand un paysan se fait traiter de paysan

Voici un petit texte que j'ai écrit il y a plusieurs semaines déjà, finalement je me décide à le publier ici ;-)


Le psycho-test du mardi:

Vous roulez à bord de votre Audi flambant neuve, dans une localité où la vitesse est limitée à 50 kilomètres heures. Tiens, une vache et deux paysans (un devant, un derrière) (bon, en fait UNE devant et un derrière) sur la route…

a. Vous freinez immédiatement, enclenchez vos feux de panne et ne bougez pas jusqu'à ce que la vache ait disparu de votre champ de vision.
b. Vous continuez à rouler à la même vitesse, ben quoi, la vache n'occupe pas toute la route…
c. Vous ralentissez, vous passez à côté de la vache à la vitesse du pas, prêt à stopper complètement si nécessaire.



Une des choses, quand il faut gérer des animaux et que la ferme se trouve au bord d'une route, c'est qu'il y a souvent une confrontation animaux/automobilistes.

 En principe, c'est une confrontation voulue par le paysan, quand il s'agit de déplacer les animaux d'un point a à un point b. Parfois, il peut arriver que ce ne soit pas voulu, mettons que quelqu'un n'a pas fermé correctement une barrière (moi), ou que quelqu'un n'a pas mis les fils du parc de manière à ce que le courant électrique soit efficace et empêche les veaux de sortir (moi aussi). Dans ces cas-là, on prie pour qu'il n'y ait pas de casse (animal contre pare-brise par exemple) et on essaie de rétablir la situation le plus vite possible. 

Dans le cas où le déplacement est prévu, on essaie de faire au mieux. Une personne devant, une personne derrière, ça c'est le principal. Le triangle "attention vache" vers la ferme, c'est encore mieux. Et les jours de brouillard, un drapeau rouge pour attirer l'attention en tête du cortège. 

Et c'est là que la psychologie de l'automobiliste entre en jeux. 

La plupart des conducteurs répondraient petit c au psycho-test et c'est très bien. 

Un automobiliste sur vingt répondrait petit a et on ne va pas le critiquer, c'est bien d'être prudent, mieux vaut prévenir que guérir. 

Mais il faut bien qu'entre en scène l'automobiliste qu'on aurait préféré ne pas croiser car c'est lui qui gâche notre fin de journée, remarquez, j'ai utilisé le masculin car en général c'est un homme (tieeeeeeens donc)… et lui il a coché petit b au psycho-test. 

Lui, c'est le roi de la route, une fois qu'il est à bord de son Audi il se sent seul au monde et en même temps au-dessus de tous (tiens, il faudra que je lui demande comment il fait pour gérer ces deux états en même temps). Y a pas intérêt qu'un seul petit intrus se permette de lui barrer le chemin, il lui fera comprendre que ses quatre pneus et sa carrosserie sont en fait son costume de super-héros qui fonce sur le bitume… Mais manque de chance, si la vache décide de se confronter à la carrosserie du super-héros, en général les super-pouvoirs du gars disparaissent et il se met à faire son caca nerveux en parlant d'assurance et de remboursement, il y a quelque chose que je ne comprends pas dans la gestion du stress du super-héros. Bref.

Bon, aujourd'hui, on a eu de la chance, la vache est restée calme sur la route; le gars est passé sans ralentir, puis il a quand même freiné pour éviter d'écraser mon père qui gesticulait, il lui a transmis cette observation pleine de bon sens ("ben quoi j'ai vu qu'il y a une vache sur la route") et il est parti en traitant mon père de paysan (une remarque là aussi pleine de bon sens, vous en conviendrez). Bon, comme c'est mon papa et que c'est lui mon super-héros, vous comprendrez bien que je ne puisse même pas concevoir qu'il lui ait répondu avec un ou deux petits mots doux...

samedi 30 août 2014

A la ferme

Cet été, j'ai passé quatre semaines chez mes parents, à la ferme, pour les aider un peu et aussi pour passer du temps en famille (j'étais entre autres toute contente de me rapprocher un peu de mes soeurs et de leurs bébés).

Voici un petit aperçu de la vie à la campagne...


Notre poule a fait le voyage… je parle au singulier car hélas, les deux autres ont disparu au début du mois de juillet, sans doute victimes d'un renard, d'après les plumes retrouvées chez le voisin…

Donc notre poule est venue passer l'été à la campagne (elle a l'habitude, ce n'était pas la première fois; il y a chez mes parents un poulailler de vacances VIP dans le jardin qui lui est destiné); elle n'a pas semblé trop perturbée par la disparition de ses deux acolytes et n'a pas cherché à frayer avec les poules de mes parents. 

Par contre, elle devient de plus en plus une poule domestique dans le sens où elle accourt dès qu'elle entend que quelqu'un vient dans le jardin, et ne lâche ensuite plus la personne d'une semelle. Elle est aussi assez copine avec le chien de mes parents, un gros bouvier bernois!



Ma maman s'occupe d'un immense jardin potager, agrémenté de nombreuses fleurs.



Les poules de mes parents se baladent dans tous les recoins de la ferme, sous la houlette de deux coqs qui pour l'instant, ne se prennent pas trop de bec… Comme elles ont la manie de pondre un peu partout, elles doivent rester dans le poulailler jusqu'en milieu d'après-midi.



Je me suis à nouveau habituée à côtoyer les vaches, qui me faisaient un peu peur au début :) 
Les veaux sont moins impressionants et plus mignons.


Plusieurs hirondelles nichent dans les écuries; elles mangent les mouches. C'était joli de voir parfois les têtes des oisillons dépasser du nid.








La proximité de la nature, tout au long de la journée, fait un bien énorme. Du matin, à six heures, en allant chercher les vaches au parc, jusqu'au soir, en terminant parfois la journée par une balade.