dimanche 12 mars 2017

Journées européennes des métiers d'Art

Avec le printemps (mais oui, il est là! Aujourd'hui il n'y avait aucun doute à ce propos, je me suis même installée dehors avec mon ordi pour travailler un peu, après une ballade à travers champs avec parents, oncle et tante, neveu et chien de la soeur), avec le printemps, donc, reviennent les journées européennes des métiers d'Art, et comme les années précédentes, nous avons de la chance car le canton de Vaud prend part à cette belle initiative.

Durant trois jours, des artisans d'Art du canton de Vaud (mais aussi de Genève et du Valais, en ce qui concerne la Suisse romande) vont ouvrir la porte de leur atelier au grand public. C'est une occasion unique de pénétrer dans ces lieux magiques, parfois hors du temps, remplis d'objets inhabituels.



Au mois de mars de l'année passée, je n'ai fait qu'une visite (attention, la plupart des visites se font sur réservation et il ne faut pas s'y prendre trop tard si l'on n'est pas flexible au niveau des horaires...), mais j'en garde un très bon souvenir (mis à part le fait que des personnes non inscrites se sont invitées et du coup il y avait un peu trop de monde pour pouvoir suivre agréablement les explications de notre hôte). 

Je n'avais pas encore pris le temps de partager les photos de cette visite, je profite donc de l'occasion pour les ressortir ici!


Tout d'abord, puisque nous étions dans le coin, une petite visite à Romainmôtier s'est avérée indispensable! Petite pause au Prieuré bien sûr, avant de se mettre en route pour Premier, un village situé sur les hauteurs, pas très loin des sommets du jura vaudois.


Le genre d'endroit où l'on déménagerait presque rien qu'à cause de la vue...


A Premier, c'est l'atelier de Monsieur Bader que nous avons visité. Hans-Martin Bader, vous en avez peut-être déjà entendu parler grâce au livre "Le luthier qui aimait la terre"; cet ouvrage raconte comment il cultive la terre avec son cheval, comment il vit en harmonie avec la nature et les saisons; son métier de luthier y est également dépeint.




Je n'ai malheureusement pas pris de notes lors de cette visite et en l'espace d'une année, j'ai quasiment oublié tout ce que monsieur Bader nous avait expliqué. 

Je garde par contre le souvenir d'un atelier à l'ambiance chaleureuse (il faut dire que le fourneau à bois y contribuait bien!), un univers de bois, tant dans les outils et les matériaux utilisés qu'en ce qui concerne l'aménagement du lieu.





Pour pallier à ma mauvaise mémoire, je me permets de retranscrire ici quelques extraits* du livre "Le Luthier qui aimait la terre", afin de transmettre un peu de l'ambiance de l'endroit.

"Cela fait quarante ans qu'il construit des instruments à cordes. En plus des violons, altos, violoncelles, et contrebasses, il a réalisé ce qu'il voulait, en construisant tous les instruments à cordes du répertoire baroque, des violes de gambe, des luths, des vièles, qui lui ont permis d'explorer les confins de la lutherie antique".



"Revenu à son petit établi après être passé par le poêle, monsieur Bader plonge un pinceau dans la colle chaude. C'est de la colle forte, à base de cartilages, de peau et d'os, et qui tiendra des siècles."



"Monsieur Bader garde en réserve toutes les essences de la lutherie baroque. Des plateaux d'érable et d'épicéa coupé dans le Jura, du tilleul, le bois sacré, des billes de poirier et de hêtre pour tailler des manches, du buis pour les chevilles et les cordiers, du cerisier, du pommier, du peuplier, du merisier, du saule et de l'ébène."





Dans l'atelier, la fabrication d'un instrument de ne se fait pas sans interruption. Des jours, parfois des semaines passent entre la finition d'une étape et le moment où le luthier entreprend la suivante. Entretemps, il travaille à d'autres instruments et ne cesse d'accomplir les travaux du dehors.




Et vous, allez-vous participer aux visites de ces journées de métiers d'Art? Si vous êtes intéressés, toutes les infos pour la Suisse romande se trouvent ici! Je trouve que nous avons tellement de chance de pouvoir bénéficier de ce genre de possibilités, qui plus est gratuitement!

* Tous les extraits proviennent du livre "Le luthier qui aimait la terre", de Patrick Dutoit (photographe) et Pierre Rouyer, aux Editions du Midi.









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