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vendredi 3 juin 2016

Le sentier des bouquetins

L'été approche, même si on a du mal à y croire (pluie, quand cesseras-tu de tomber?)… Ici, on attend avec impatience le beau temps (et pendant plus qu'un jour, SVP), pour que le foin que nous avons dû laisser au champ termine de sécher, et pour pouvoir continuer à faucher le reste des parcelles destinées à produire du fourrage pour l'hiver…

Je profite de mon jour de congé (en semaine, je suis toujours plus "efficace" que le week-end, j'apprécie d'être toute seule à la maison pour pouvoir bricoler, ranger, bouquiner, aller faire une course ou une promenade) pour vous montrer enfin ces photos prises il y a un peu moins d'une année. Je suis sûre qu'elles apporteront du soleil dans votre esprit et qu'elles vous donneront envie de chausser vos souliers de marche pour partir à la montagne!



Direction le barrage de la Grande-Dixence, au Valais!

On apprécie ou pas ce genre de construction en pleine montagne, car il est vrai que la présence de l'homme est bien marquée lorsqu'on arrive au pied du barrage… On se retrouve plus dans un environnement bétonné qu'en pleine nature. On peut y trouver un côté historico-ludique, car il y a la possibilité de visiter une exposition consacrée au barrage; on peut aussi y voir un côté pratique, puisque les infrastructures existantes (la route et le téléphérique) permettent de monter à une altitude respectable sans avoir versé la moindre goutte de sueur (je suis consciente que ce n'est pas un argument recevable pour une grande partie des montagnards… d'ailleurs, je n'ai pas pris le téléphérique, ni à la montée, ni à la descente ;-) )



Une fois les formalités de départ effectuées (visite du musée, boire un petit café, marcher sur le barrage, se pencher au-dessus de la barrière et se dire que non, décidément, ce lac ne donne pas envie de faire une petite baignade), le sentier (très bien balisé, il s'appelle vraiment "Sentier des bouquetins", il y a des panneaux didactiques disposés tout au long de l'itinéraire) nous emmène un peu en surplomb du barrage, avant de passer de l'autre côté de la montagne, ce qui nous fait quitter le lac.



On monte tranquillement dans une combe, ce n'est sans doute pas la partie la plus intéressante de la randonnée, mais le chemin est facile, accessible aux familles avec enfants (bon, le genre d'enfant qui ne passe pas sa vie dans une poussette, sinon ça risque d'être rude pour tout le monde, hein).


Et l'avantage, quand le chemin est facile, c'est qu'on peut se concentrer sur autre chose que ses pieds et les cailloux sur lesquels on risque de trébucher. Par exemple, on peut admirer cette belle centaurée.



Une fois arrivés à la cabane, c'est comme toujours le temps de se déchausser dans le vestiaire, d'organiser un peu ses affaires, de trouver son lit, d'organiser à nouveau ses affaires (histoire de ne pas avoir à tâtonner dans l'obscurité quand on ira se mettre au lit et que la moitié des occupants du dortoir dormiront déjà), puis de faire une sieste, ou de bouquiner, ou de discuter, ou de jouer aux cartes, ou d'explorer les environs de la cabane… en attendant le souper.

Dans les cabanes du club alpin, le souper est en général pris autour des 18 heures, ce qui permet ensuite d'admirer le coucher du soleil en prenant l'air en dernière fois avant que la nuit tombe. Et cette fois, ce sont surtout les bouquetins que nous avons admirés, ils se sont réunis en contrebas de la cabane, en fin de journée.





La cabane de Prafleuri, où nous avons passé la nuit, a la particularité d'avoir été à l'origine un des baraquements destiné à loger les ouvriers du chantier de la Grande-Dixence. Par la suite, un bâtiment supplémentaire a été construit et c'est dans ce dernier que nous avons été hébergés. On voit encore des traces du chantier dans le cirque alpin au bord duquel se trouve la cabane (des matériaux y étaient extraits, puis transportés à travers un tunnel dans la montagne jusqu'au lieu de construction du barrage). Cela rend l'endroit un peu particulier.




Le lendemain matin, on se remet en route pour poursuivre le Sentier des Bouquetins. Tout d'abord, une bonne grimpette jusqu'au Col des Roux.





On a déjà fait un bon bout de la montée; on aperçoit la cabane à droite, et sur la gauche on voit les traces du chantier de la Grande-Dixence.





Ce sentier est très bien nommé. L'heure matinale aidant sans doute, nous avons pu observer des  bouquetins à plusieurs reprises, c'est un spectacle toujours fascinant.






Une fois le Col des Roux passé, nous avons retrouvé le lac des Dix et un soleil très présent, pour une jolie descente jusqu'au sentier qui longe le lac.


Le panorama était magnifique et nous avons encore pu observer des bouquetins au début de la descente.








On rencontre aussi des créatures moins poilues et plus petites, mais tout aussi fascinantes :-)



Les jolies linaigrettes, on dirait du coton tout doux…







Nous nous sommes arrêtés pour prendre l'apéro au refuge de La Barmaz, qui est un ancien chalet d'alpage. Apéro tiré du sac, mais cabane ouverte aux passants, sans être gardiennée lorsque nous y sommes passés.


Dans le milieu alpin, il y a des techniques de survie qui comptent!


Petit à petit, on s'approche du niveau du lac, et on termine la balade sur le sentier tout plat qui le longe. 


Allez hop, une petite marmotte pour la route!





Et pour terminer avant d'arriver au barrage, le passage dans les tunnels sombres, frais et dégoulinants...


Le sentier des bouquetins est un circuit qui peut facilement se faire en un jour pour ceux qui arrivent assez tôt et marchent d'un bon pas, ou alors, comme pour nous, en deux jours et en se permettant de nombreuses pauses et un rythme tranquille… Pour les familles c'est une randonnée qui me paraît bien adaptée; par contre dans la cabane de Prafleuri il n'y a pas de chambres,  il faut dormir dans des dortoirs, ce qui ne convient pas forcément à tous.

dimanche 18 octobre 2015

Randonnée / Täschhütte

Voici un post que j'avais l'intention de publier beaucoup plus tôt… mais finalement, un peu d'été au milieu de l'automne ça fait un bien fou, alors c'est pas plus mal de le lire maintenant :-)

Avec Gilbert, un ami du jodelklub dans lequel je chante, nous partageons une autre passion: la randonnée en montagne. C'est ainsi que nous sommes partis pour la 3ème fois (après la cabane du Mont-Rose et la cabane Gelten) à la découverte d'une cabane du club alpin suisse. Cette fois-ci: la Täschhütte.



C'est de Täsch, le dernier village avant Zermatt, dans le Haut-Valais, que nous sommes partis à pied. Une montée qui démarre sur les chapeaux de roue, car il y a tout de suite un bon dénivelé. 



Hop! Le Cervin nous fait un clin d'oeil tout là-bas au fond.



Tout au long de la randonnée, la flore est abondante et variée.




Les mazots, bâtiments typiques du Valais, sont parfois laissés à l'abandon.


Un coup d'oeil encore au Cervin, on ne le voit que dans le début de la randonnée, lorsqu'on marche dans la pente surplombant Täsch.


Nous arrivons sur la Täschalp, un alpage en pente plus douce; c'est le début d'une petite vallée. Là se trouvent d'anciens mazots eux aussi plus ou moins laissés à l'abandon, mais également d'autres constructions plus récentes qui servent de résidences secondaires, ainsi qu'une auberge de montagne.


On devine maintenant la cabane, un minuscule rectangle situé sur le flanc de la montagne à droite.


joubarbes



Il semblerait que ce soit une anémone pulsatille, sous sa forme fanée


Un poil frustrant, cette cabane est en fait accessible en voiture… uniquement pour le gardien! J'avoue que je préfère faire le trajet à pied car le chemin est bien escarpé!


Voilà la cabane qui est maintenant plus proche.


lotier des alpes



De l'autre côté de la vallée, c'est le Weisshorn qui attire notre regard, majestueux dans ce panorama de montagnes…




… mais à nos pieds, ce sont les edelweiss qui se font admirer, parfois même au milieu du chemin! Je n'en avais jamais vu autant lors d'une balade.



Et finalement, voici la Täschhütte, la cabane Täsch, donc, au bout du chemin.


La vue depuis le lit dans le dortoir est …plongeante!


Le soir, pendant le souper, le mauvais temps arrive, mais ça ne dure pas longtemps et nous sommes bien à l'abri derrière la fenêtre...


Un moment plus tard, c'est un arc-en-ciel qui vient après la grisaille, et l'on peut même admirer un magnifique coucher de soleil derrière le Weisshorn.



Plutôt que "wilkommen", maintenant c'est "auf wiedersehen", une fois le matin revenu et le petit-déjeuner avalé, on se remet en route.


L'itinéraire initialement prévu n'étant pas praticable pour cause de chutes de pierres, nous suivons les conseils du gardien et allons tester le sentier tout nouveau qui va jusqu'au fond de la vallée. Attention, il y a un intrus sur la photo (en fait ce n'est pas un intrus, les intrus c'était plutôt nous…).

orchis vanillé


Le sentier est à flanc de coteau dans les prairies herbeuses et escarpées. On aperçoit encore la cabane tout à droite, mais le regard est attiré par les sommets.


Malgré un été bien sec, les torrents ont bien assez de débit à mon goût...



asters des alpes

Tout au long de la randonnée, la flore était magnifique. On a terminé au fond de la vallée et on est revenu pour retrouver le sentier par lequel on était monté. Une très belle randonnée...