dimanche 18 octobre 2015

Randonnée / Täschhütte

Voici un post que j'avais l'intention de publier beaucoup plus tôt… mais finalement, un peu d'été au milieu de l'automne ça fait un bien fou, alors c'est pas plus mal de le lire maintenant :-)

Avec Gilbert, un ami du jodelklub dans lequel je chante, nous partageons une autre passion: la randonnée en montagne. C'est ainsi que nous sommes partis pour la 3ème fois (après la cabane du Mont-Rose et la cabane Gelten) à la découverte d'une cabane du club alpin suisse. Cette fois-ci: la Täschhütte.



C'est de Täsch, le dernier village avant Zermatt, dans le Haut-Valais, que nous sommes partis à pied. Une montée qui démarre sur les chapeaux de roue, car il y a tout de suite un bon dénivelé. 



Hop! Le Cervin nous fait un clin d'oeil tout là-bas au fond.



Tout au long de la randonnée, la flore est abondante et variée.




Les mazots, bâtiments typiques du Valais, sont parfois laissés à l'abandon.


Un coup d'oeil encore au Cervin, on ne le voit que dans le début de la randonnée, lorsqu'on marche dans la pente surplombant Täsch.


Nous arrivons sur la Täschalp, un alpage en pente plus douce; c'est le début d'une petite vallée. Là se trouvent d'anciens mazots eux aussi plus ou moins laissés à l'abandon, mais également d'autres constructions plus récentes qui servent de résidences secondaires, ainsi qu'une auberge de montagne.


On devine maintenant la cabane, un minuscule rectangle situé sur le flanc de la montagne à droite.


joubarbes



Il semblerait que ce soit une anémone pulsatille, sous sa forme fanée


Un poil frustrant, cette cabane est en fait accessible en voiture… uniquement pour le gardien! J'avoue que je préfère faire le trajet à pied car le chemin est bien escarpé!


Voilà la cabane qui est maintenant plus proche.


lotier des alpes



De l'autre côté de la vallée, c'est le Weisshorn qui attire notre regard, majestueux dans ce panorama de montagnes…




… mais à nos pieds, ce sont les edelweiss qui se font admirer, parfois même au milieu du chemin! Je n'en avais jamais vu autant lors d'une balade.



Et finalement, voici la Täschhütte, la cabane Täsch, donc, au bout du chemin.


La vue depuis le lit dans le dortoir est …plongeante!


Le soir, pendant le souper, le mauvais temps arrive, mais ça ne dure pas longtemps et nous sommes bien à l'abri derrière la fenêtre...


Un moment plus tard, c'est un arc-en-ciel qui vient après la grisaille, et l'on peut même admirer un magnifique coucher de soleil derrière le Weisshorn.



Plutôt que "wilkommen", maintenant c'est "auf wiedersehen", une fois le matin revenu et le petit-déjeuner avalé, on se remet en route.


L'itinéraire initialement prévu n'étant pas praticable pour cause de chutes de pierres, nous suivons les conseils du gardien et allons tester le sentier tout nouveau qui va jusqu'au fond de la vallée. Attention, il y a un intrus sur la photo (en fait ce n'est pas un intrus, les intrus c'était plutôt nous…).

orchis vanillé


Le sentier est à flanc de coteau dans les prairies herbeuses et escarpées. On aperçoit encore la cabane tout à droite, mais le regard est attiré par les sommets.


Malgré un été bien sec, les torrents ont bien assez de débit à mon goût...



asters des alpes

Tout au long de la randonnée, la flore était magnifique. On a terminé au fond de la vallée et on est revenu pour retrouver le sentier par lequel on était monté. Une très belle randonnée...

samedi 17 octobre 2015

Une bifurcation

Voilà un bon moment que je n'ai plus ouvert mon blog. De même, c'est aujourd'hui que j'ai ressorti mon appareil photo pour la première fois depuis le 10 août. Entre-temps, j'ai changé de lieu de vie et j'ai commencé une nouvelle formation. Ces changements ont changé ma façon d'aborder mes journées et de profiter de mon temps libre. Il m'a aussi fallu plusieurs semaines pour que tout se mette en place, dans ma tête et dans ma vie, et que je retrouve un semblant d'organisation.

Alors, que s'est-il passé? J'ai cessé d'enseigner pour commencer la formation d'agricultrice. Un choix pas encore tout à fait définitif, puisque je suis actuellement en congé non rémunéré, j'ai donc la possibilité de retrouver un emploi d'enseignante en août 2016. A confirmer…

Depuis le 11 août, je travaille beaucoup plus. En tout cas au niveau du nombre d'heures effectuées et au niveau de la charge physique. Et j'apprends beaucoup de choses. Conduire un tracteur, utiliser des machines agricoles, côtoyer le bétail, le nourrir, traire les vaches, nettoyer les écuries, aller à la laiterie, faire des parcs,… et une fois par semaine, je vais suivre des cours de théorie.

Ma vie a changé sans que je perde mes repères car je suis plus proche de ma famille, mon conjoint  m'a suivi et je garde le contact avec mes collègues et mes amis. Je passe beaucoup de temps dehors, je consomme beaucoup moins qu'avant, je m'intéresse à des choses dont j'ignorais l'existence il y a six mois, j'essaie de surmonter des craintes, de combler mes lacunes et je réfléchis beaucoup à la direction que je veux donner à ma vie.

Alors ce blog sera sans doute un peu moins DIY que par le passé, si je continue à y écrire. Là aussi, direction à confirmer… car je dois avouer que lorsque j'en ai terminé avec le travail, j'ai juste envie de rien faire (bouquiner, surfer sur internet, regarder un DVD et les jours de congé, aller me balader). Alors qu'avant, j'avais toujours cette sensation qu'il fallait que je profite de mon temps libre pour faire des choses, et une espèce de mauvaise conscience qui me poursuivait, le sentiment que je n'utilisais pas de manière assez "efficace" mon temps libre, maintenant, quand j'arrive au terme de la journée, c'est bon, je sais que j'en ai fait assez :-)

Beau week-end!


samedi 25 juillet 2015

Cadeau pour un petit garçon: des balles en tissu


Mon cher petit neveu Arthur a fêté son anniversaire fin juin. 1 an déjà!

A cette occasion, je lui ai offert des balles en tissu que j'ai réalisées d'après la marche à suivre trouvée dans un livre. Ce n'était pas très compliqué, juste un peu long pour obtenir 6 balles.

Voici la marche à suivre:

Pour une balle, il faut découper 8 fois cette forme triangulaire aux bords arrondis, dans du tissu de type coton (j'ai utilisé les tissus trouvés dans ma réserve).


Il faut ensuite assembler deux par deux les triangles, et les épingler sur un côté. C'est là qu'il faut réfléchir aux associations que vous voulez faire, si vous avez choisi de faire une balle dans des tissus différents.




Coudre à 1 cm du bord.



Ouvrir la couture au fer à repasser.
Faire ainsi avec les 3 autres paires de triangles.


Assembler endroit contre endroit deux "paires-de-triangles-cousus-ensemble-et-ouverts" à l'aide d'épingles et les coudre à 1 cm du bord.



Faire de même avec les deux autres paires de triangles, en veillant à ce que le tissu soit toujours disposé endroit contre endroit, afin que les coutures soient visibles sur le "mauvais côté" du tissu.

Attention, lorsque vous cousez la dernière paire de triangles, il faut laisser une ouverture.

Ensuite, retournez la balle en faisant passer le tissu dans l'ouverture.

Remplissez la balle de ouate ou d'une autre matière de votre choix. 

Refermez l'ouverture en cousant à la main.


Dans les balles, en plus de la ouate, j'ai mis des petits récipients contenant des matériaux qui font du bruit lorsqu'on agite la balle: riz, sel et noyaux de cerises. 
Les balles vont par paire en fonction des tissus dont elles sont faites mais également en fonction du bruit qu'elles font.



Pour ranger les balles, j'ai fabriqué un panier fait de plaques de feutrine épaisse cousues ensemble à la main. Un rond pour le fond, et j'ai ajusté la taille des plaques utilisées pour les bords d'après le rond du fond.




vendredi 17 juillet 2015

Montagne / Saas-Fee



Il y a un deux semaines, mes vacances d'été ont commencé en fanfare par un séjour à Saas Fee. Enfin, en fanfare n'est pas tout à fait le bon terme car je m'y suis rendue pour participer, avec le jodelklub dans lequel je chante, à la fête romande de jodel. :-)

Mes parents avaient répondu favorablement à ma proposition de se joindre à nous pour ce week-end, du coup ce week-end musical a été l'occasion de passer du temps en famille et de découvrir les environs de cette jolie station de montagne située dans le Haut-Valais, une région germanophone, donc.

Contrairement aux photos prises il y a une année lors de la fête fédérale de jodel à Davos, j'ai pris très peu de photos de la fête elle-même, mais plutôt des photos des deux sorties que nous avons réussi à caser dans notre emploi du temps.




Le premier soir, après avoir chanté devant les juges, nous avons "décompressé" en passant la soirée tous ensemble avec mes parents et les membres du jodelklub. Au retour, un beau lever de Lune nous a offert un magnifique spectacle.




Le lendemain, nous avons pris le téléphérique "Felskinn" pour prendre de la hauteur… et nous sommes arrivés dans la neige, une fraîcheur bienvenue alors qu'en plaine la canicule régnait!


Nous avons emprunté le chemin tracé dans la neige pour marcher en direction de la cabane CAS Britannia, qu'on aperçoit sur la photo.


Malgré l'omniprésence de la neige et des rochers, de petites fleurs trouvent le moyen de survivre dans cet environnement pas franchement facile.



Au retour, nous nous sommes arrêtés sur la terrasse du restaurant du téléphérique pour remplir nos estomacs… röstis aux fromage, jambon et oeuf au plat, typisch schwiizerisch!









Le lendemain, c'est un télécabine que nous avons pris, pour nous rendre à Plattjen.


La vue sur la vallée de Saas est, ma foi, plongeante! Au fond, c'est le Bietschhorn qui nous salue depuis l'autre côté de la vallée du Rhône.


Cherchez le cor des alpes…



Sur le chemin du retour, un bisse nous a offert sa fraîcheur…


dimanche 12 juillet 2015

Cadeau pour une petite fille / un panneau pour apprendre à manipuler


Cette fois-ci, ce ne sont ni mes ciseaux, ni ma machine à coudre qui ont été mis à contribution pour réaliser ce cadeau, mais ceci...



Alors autant vous dire que quelques jurons se sont échappés de ma bouche, et il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour certaines parties du panneau. Oui, pour certains c'est sans doute le b.a.-ba du bricolage, mais en ce qui me concerne, le peu de sens pratique que je possède est mis à rude épreuve quand je me lance dans ce genre d'activité…

Le but était donc de réaliser, pour ma petite nièce et filleule Camille (hello! Joyeux anniversaire!) un tableau avec des éléments à manipuler. Le genre de choses qu'elle aurait envie de manipuler dans la vraie vie mais que ses parents mettent hors de sa portée pour des raisons de sécurité; là elle peut les manipuler autant qu'elle veut sans risquer de se faire mal (ou presque… évite de trop soulever la planche, fillette, sous peine de te retrouver avec les doigts coincés dessous…).


Après avoir puisé dans mes sources habituelles (Pinterest, je me prosterne devant toi), je suis allée faire un tour au Brico-Centre du coin pour acheter tout ce qu'il me fallait. Et 2 jours plus tard, quand je me suis décidée à passer à l'action, je suis retournée au Brico-Centre car en fait je n'avais pas acheté tout ce qu'il me fallait. L'occasion pour moi de rester un bon moment devant un immense choix de vis avant de décider de choisir 2 tailles différentes, dont bien sûr l'une s'est avérée trop grande. 


Ensuite, ponçage du bois, vissage des éléments (et j'avoue à la fin j'ai cloué car il me manquait une taille de vis) du mieux que j'ai pu, voilà le travail!




Et voilà, c'est déjà le cousin qui profite du jeu à peine déballé!


Pour ce cadeau, j'ai fait au plus simple… sur Pinterest il y a des versions avec un fond peint ou alors le prénom de l'enfant écrit. Moi je la trouvais jolie ma planche en bois :-) mais j'aurais sans doute pu la vernir car quelques minutes après avoir été déballée de jolies taches roses de raisinets (les groseilles en Suisse) s'étaient déjà déposées dessus et je pense qu'elles vont y rester...